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La lettre mensuelle d’Osons+
#1 — Le précieux facteur humain
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Chaque mois, nous explorons ce qui se joue sous la surface dans les transformations
au sein des organisations : le facteur humain.
Un rendez-vous pour réfléchir, s’inspirer et partager, en profondeur.
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Le facteur humain est un sujet vaste, parfois flou, souvent invoqué… et pourtant
rarement réellement défini.
Un sujet “mille-feuille”, qui recouvre à la fois des enjeux de relations, de comportements, de pouvoir, d’émotions ou encore de représentations.
Pour ce premier numéro, nous avons choisi de poser les bases :
De quoi parle-t-on vraiment ?
Et qu’est-ce que le fait de n’en parler qu’après coup, quand ça bloque, dit de nos organisations ?
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Pourquoi parle-t-on du facteur humain principalement après coup, quand quelque chose bloque, dérape, résiste ou échoue ?
Et trop rarement en amont, au moment où l’on conçoit les projets ou les transformations.
Cette temporalité là n’est pas anodine.
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Elle dit quelque chose de profond sur la place réelle que nos organisations accordent aux dynamiques humaines : une variable d’ajustement ou une explication « fourre-tout » qu’on invoque quand tout le reste ne suffit plus. Rarement un point d’appui. Encore moins le précieux facteur humain.
Pourtant, aucune stratégie, aucun outil, aucune technologie ne se déploie en dehors des humains qui les portent, les interprètent, les utilisent, les freinent ou les amplifient.
La question n’est pas de savoir si le facteur humain compte. Il compte toujours, partout.
La vraie question est : Pourquoi le facteur humain reste-t-il invisible jusqu’à devenir un problème ?
Et que changerait le fait de le considérer dès le départ comme un point d’appui central ?
C’est cette question que nous voulons creuser dans ce premier numéro.
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Comprendre le facteur humain :
ce qui se joue sous la surface
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70 % des projets de transformation échouent (McKinsey Global Institute), non pas faute de stratégie ou d’outils, mais par manque d’attention aux dynamiques humaines.
Dans les organisations, on traite souvent les symptômes visibles : projets qui dérapent, tensions, manque d’engagement…sans forcément prendre le temps de regarder ce qui les produit réellement.
Or, une grande partie de ce qui façonne les comportements reste invisible : croyances, récits, règles implicites, qualité des relations, rapports au pouvoir, manières de coopérer… ou de s’éviter.
Le facteur humain n’est pas un obstacle ni une variable d’ajustement.
C’est un capital vivant, qui traverse à la fois les individus, les collectifs
et les structures, et qui conditionne la capacité d’une organisation à apprendre, coopérer et se transformer dans la durée.
Dans un contexte de crises systémiques (dérèglement climatique, effondrement de la biodiversité, tensions sociales et économiques…) les organisations ne sont pas spectatrices. Elles sont au cœur du jeu : elles orientent les décisions, façonnent les cultures, influencent la manière dont des milliers de personnes coopèrent, produisent et prennent soin les uns des autres. Ce qui se joue à l’intérieur des organisations a des conséquences bien au-delà de leurs murs.
Dans ce contexte, ignorer le facteur humain n’est pas neutre.
C’est limiter la capacité des organisations à évoluer à la hauteur des enjeux.
À l’inverse, le prendre au sérieux, c’est ouvrir une autre voie.
C’est reconnaître que ce qui se joue dans les relations, les postures et les dynamiques
collectives n’est pas périphérique, mais central. Une autre manière de concevoir l’entreprise : non plus seulement comme un système de performance, mais comme un espace capable d’apprendre, de coopérer et de contribuer, de manière plus consciente, à prendre soin du vivant et de son environnement. C’est cette conviction qui anime notre travail au quotidien, et qui nous a donné envie d’initier ce rendez-vous mensuel pour creuser ces sujets et partager nos apprentissages avec vous.
Dans notre article de ce mois-ci, nous vous proposons quelques repères pour mieux le
comprendre et l’activer :
- Comprendre et décrypter le facteur humain à trois niveaux : individuel, collectif et organisationnel
- Identifier ce qui se joue “sous la surface” : croyances, règles implicites, dynamiques invisibles, qualité des relations…
- Créer des conditions concrètes pour apprendre et coopérer autrement : espaces d’expérimentation, nouvelles pratiques, mise en mouvement…
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Dettes psychologiques et capacités d’adaptation
Matthieu Poirot, psychologue des organisations, décrypte comment les attentes non satisfaites, les non-dits et les tensions qui s’installent
sans jamais être nommées finissent par peser sur la capacité à s’adapter et à coopérer. Et pourquoi les ignorer finit toujours par coûter cher.
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Immunothérapie du changement
Kegan et Lahey montrent que nos croyances, individuelles et collectives,
jouent un rôle de système immunitaire : elles nous protègent de l’inconnu, mais bloquent aussi ce qui pourrait nous faire progresser. Un livre exigeant et concret, qui propose des méthodes pour lever ces résistances et engager des transformations qui tiennent vraiment.
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Se relier de Sandra Fillaudeau : Marcher pour décider
Chiara Kirschner a développé l’Art de l’Itinérance© : une méthode qui place la marche
au cœur de la prise de décision. En se mettant en mouvement, en écoutant le corps et l’environnement, on accède à des réponses que le mental seul ne peut pas fournir. Un éclairage précieux au micro de Sandra Fillaudeau pour aller plus loin avec l’outil du
mois.
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La marche dialoguée
Au niveau interpersonnel, le facteur humain se
travaille en partie dans la qualité de nos liens et échanges au quotidien. Offrir un cadre différent à une conversation, c’est déjà créer les conditions pour que quelque chose de plus authentique puisse se dire, et souvent, désamorcer des tensions avant qu’elles ne s’installent.
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C’est parfois difficile d’avoir une conversation qui compte assis face à un écran.
Marcher côte à côte change quelque chose : le rythme, la posture, la qualité d’écoute. Les échanges deviennent plus fluides, moins performatifs, et ce qui n’ose pas se dire en réunion peut enfin s’exprimer.
C’est un outil que nous utilisons nous-mêmes dans nos accompagnements ou entre collègues, et que l’on peut facilement intégrer à des moments existants : un feedback, un point one-to-one, ou en complément d’un entretien annuel pour lui donner une autre respiration.
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Ce que nous observons chaque jour, c’est que le facteur humain se travaille avant tout dans la pratique, en expérimentant et en se formant dans des espaces qui le permettent.
Nos prochains rendez-vous :
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Pourquoi vos transformations échouent : ce qui se joue sous la surface du facteur humain.
Découvrons comment intégrer le facteur humain dans les stratégies de changement de vos organisations.
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Compétences émotionnelles et relationnelles, leadership, intelligence collective, conduite du changement : des formations expérientielles ancrées dans le réel.
Prise en charge OPCO possible.
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Bon plan pour les structures de l’ESS adhérentes à Uniformation
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Osons+ propose « Découvrir la pratique de l’intelligence collective » : une formation
de 2 jours, dans plusieurs villes en France, au catalogue Uniformation 2026.
Inscription gratuite et en direct, sans demande de financement, avec votre numéro d’adhérent ICOM.
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Osons+ est une Jeune Entreprise Innovante au service de l’intérêt général. Nous accompagnons les organisations publiques et privées dans leurs transformations culturelles, managériales et organisationnelles, en plaçant le facteur humain au cœur des démarches.
Séminaires de dirigeants et de managers, démarches de transformation collective, formations expérientielles : nous intervenons là où les dynamiques humaines font la différence.
Osons+ est la filiale de l’association Osons Ici Et Maintenant. |
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